Formabois lance une nouvelle campagne mettant en vedette les formations pour les travailleurs de la transformation du bois au Québec

Afin de communiquer les nombreux avantages de la formation continue pour les travailleurs de l’industrie de la transformation du bois au Québec, Formabois déploie une nouvelle campagne multiplateforme qui s’échelonnera jusqu’en juin 2020.

«  À travers des animations diffusées sur Facebook et par infolettre, nous voulons démontrer l’impact positif des formations de l’industrie sur le travail quotidien des travailleurs et des entreprises qui les emploient  », explique Marielle Rancourt, directrice générale adjointe/Communications de Formabois.

Pleins feux sur la formation continue

Grâce à sa sélection de formations, Formabois contribue activement au processus d’amélioration des compétences de l’industrie québécoise de la transformation du bois.

Avec la formation continue, les travailleurs sont mieux outillés pour transformer leur travail au quotidien. Ils développent leurs compétences professionnelles, tout en se spécialisant dans des domaines en forte demande. Ils en ressortent valorisés et motivés par les possibilités d’avancement qui s’offrent à eux. C’est aussi un puissant levier pour améliorer leur environnement et leurs conditions de travail afin d’accéder à une meilleure qualité de vie.

«  L’objectif de notre nouvelle campagne est de faire connaître l’offre de formations pour les travailleurs et de leur indiquer comment ils peuvent y accéder. Nous avons grandement facilité le partage d’informations pour inciter les travailleurs à s’adresser directement à leur employeur, étant donné que l’inscription aux formations se fait par celui-ci  », conclut Réjean St-Arnaud, directeur général de Formabois.

Les animations de la campagne sont diffusées sur la page Facebook de Formabois. Il est possible de les relayer par courriel ou sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn) pour augmenter le rayonnement des formations.

Voir toutes les formations offertes

Personne-ressource aux communications chez Formabois :

Marielle Rancourt
Directrice générale adjointe/ Communications
418 694-2227 poste 221
mrancourt@formabois.ca

Personnes-ressources aux formations chez Formabois :

Marc Giguère
Coordonnateur à la formation
418 694-2227 poste 227
mgiguere@formabois.ca

Julie Langlois
Chargée de projets
418 694-2227 poste 226
jlanglois@formabois.ca

Jérôme Lavoie
Chargé de projets
418 694-2227 poste 225
jlavoie@formabois.ca

FAOSTAT-Forêts : un outil utile pour les intervenants du secteur du bois qui désirent investir en innovation

Le département des Nations Unies responsable du commerce des produits forestiers et du bois, la FAO, élabore depuis de nombreuses années par le biais de l’outil FAOSTAT-Forêts, des statistiques de plus en plus précises sur « la production et le commerce pour de nombreux produits forestiers, en particulier les produits dérivés du bois comme le bois rond, les sciages, les panneaux et la pâte et le papier ». Un outil essentiel pour une entreprise qui désire investir dans l’innovation et connaître les tendances mondiales.

Formabois est allé à la rencontre du responsable de la production des statistiques annuelles des produits forestiers, Arvydas Lebedys, au siège social de la FAO (acronyme anglais pour Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) qui se trouve à Rome, en Italie.

Cet outil est disponible en français à l’adresse suivante :

http://www.fao.org/forestry/statistics/84922/fr/

Il permet aux entreprises du secteur bois, mais également à tout citoyen, d’obtenir gratuitement et facilement des statistiques précises sur la production et le commerce des produits forestiers, mais également sur les flux commerciaux entre les pays, un avantage non négligeable pour une entreprise qui désire innover ou diversifier ses marchés.

FAOSTAT-Forêts est mis à jour régulièrement par l’équipe de la FAO, en plus de la production annuelle des rapports d’analyse en français qui permet aux entreprises de voir les tendances mondiales et locales. À l’image du diagnostic sectoriel du secteur bois produit par Formabois chaque trois années au Québec, les rapports d’analyses sont appuyés par des graphiques, des tableaux précis et une riche bibliographie.

 

Des normes internationales

En plus de la collecte de ces données, la FAO a également le mandat d’élaborer des normes pour les produits du bois. Dans un monde où les échanges entre les pays des produits du bois sont de plus en plus importants, cet outil permet aux entreprises d’obtenir des données standardisées, sans surprise, ce qui rend les investissements potentiels sur d’autres marchés plus faciles pour les entreprises québécoises.

Les données sont obtenues par la FAO auprès des différents pays. Or, même si tous les pays ne possèdent pas des équipes équivalentes attitrées à la collecte, tout est harmonisé pour permettre aux utilisateurs du site d’observer les tendances dans le secteur bois, mais également dans tout autre produit forestier.

Selon monsieur Lebedys, le site web, dont les informations sont disponibles en six langues différentes (français, anglais, russe, mandarin, arabe et espagnol) est fréquenté par des consultants, des institutions financières et des entreprises du secteur bois.

Petite anecdote : lors du Carrefour Forêts 2019, organisé en avril par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, un représentant de la FAO était présent à l’événement. Signe de la popularité des statistiques auprès de l’industrie forestière et du bois, en quelques minutes seulement, au tout début de l’événement, tous les rapports produits par l’équipe FAOSTAT-Forêts en format papier s’étaient envolés.

Par Vincent Rochette

Correspondant Europe

CNC : ces précieux nanocristaux qui révolutionnent l’industrie du bois

À seulement 20 minutes de Sherbrooke se trouve une usine unique en son genre, qui place le Canada à l’avant-garde mondiale d’une industrie encore peu connue : la commercialisation et la production de cellulose nanocristalline (CNC). Cette récente innovation promet mille et une possibilités pour l’industrie du bois, laquelle nous étonne constamment par son extrême polyvalence.

Fascinante cellulose nanocristalline

La cellulose nanocristalline (CNC) est un biomatériau dérivé du bois. On extrait ce cristal de cellulose infiniment petit des arbres et on le transforme en poudre ou en suspension liquide.

Source : CelluForce

La CNC doit son comportement unique à sa forme, à sa taille et à sa charge électrique. Elle s’adapte, entre autres, à de multiples applications grâce à la forte réactivité chimique de sa surface. Et on peut l’utiliser à température élevée sans affecter son efficacité, parce qu’elle est thermostable.

 

La CNC : une innovation de chez nous

L’histoire de la cellulose nanocristalline débute dans les années 1950 et 1960. Montréalais d’origine, Robert Marchessault travaille alors aux États-Unis pour American Viscose Company et observe l’aspect cristallin de la cellulose. Il se consacre plutôt sur la cellulose microcristalline (MCC), qui sera par la suite commercialisée aux États-Unis et dans le monde par American Viscose Corporation.

Ce n’est qu’à la fin des années 1980 que Robert Marchessault revient à Montréal, à l’Université McGill, pour revisiter ses travaux autour de la production de cellulose cristalline. À ce moment, Dr Derek Gray et son équipe, qui travaillaient déjà sur un sujet connexe, commencent à s’intéresser à ce matériau. Leurs travaux mènent à une meilleure compréhension de la CNC et au prix Wallenberg.

Puis, au début des années 2000, FPInnovations (où travaille aussi Derek Gray) démontre un intérêt pour la production à grande échelle de la CNC. C’est d’ailleurs cette industrialisation du procédé qui conduit à la création de CelluForce, en 2010, en partenariat avec Domtar. Deux ans plus tard, soit en 2012, CelluForce annonce son premier investissement : la construction d’une usine de 300 tonnes/an de CNC.

À l’aube de 2020, le Canada demeure encore un leader en matière de CNC à travers le monde grâce à son solide réseau de chercheurs établi à Montréal et à son usine avant-gardiste de Windsor. Impressionnant, n’est-ce pas ?

 

Un créneau d’avenir pour l’industrie du bois au Québec

Pour le président et chef de la direction de CelluForce, M. Sébastien Corbeil, la cellulose nanocristalline (CNC) représente l’une des futures avenues de diversification de l’industrie du bois au Québec et au Canada.

« Dans le contexte actuel, on cherche à développer des technologies à la fois vertes et efficaces. Grâce à sa biodégradabilité et à ses performances, la CNC est en pleine croissance ici et à travers le monde. C’est un nouveau biomatériau avancé, utile dans de nombreuses industries puisqu’il peut remplacer d’autres matériaux moins durables », affirme M. Corbeil.

Provenant d’une matière naturelle et renouvelable, la CNC se taille actuellement une place à l’échelle mondiale. Le savoir-faire de CelluForce permet de produire une tonne de CNC par jour, qui est ensuite exportée à des clients industriels aux fins de tests ou d’utilisations commerciales.

 

La CNC fait son chemin autour de vous

La cellulose nanocristalline se retrouve dans divers produits et industries qui font partie de votre quotidien comme l’agroalimentaire, les cosmétiques et les adhésifs. En fait, la CNC, par ses propriétés permet, entre autres, le renforcement des produits dans lesquels elle est utilisée, ce qui ouvre la voie à diverses applications possibles.

« CelluForce investit beaucoup d’efforts en recherche et développement pour promouvoir de nouvelles applications de la CNC. Nous avons d’ailleurs un laboratoire à Pointe-Claire, qui nous permet de mener des tests pour des clients potentiels afin d’assurer la meilleure utilisation possible de la CNC », explique M. Corbeil.

 

La CNC dans 10 ans

Le plus captivant avec la CNC, c’est qu’il est encore très tôt pour dire où nous en serons en 2030. Comme tout nouveau produit, la cellulose nanocristalline (CNC) doit d’abord passer par la fameuse courbe d’adoption en faisant ses preuves au fil du temps, un client industriel à la fois.

Le président et chef de la direction de CelluForce en est d’ailleurs bien conscient. L’entreprise a récemment procédé à la refonte de sa plateforme numérique et travaille activement à promouvoir l’utilisation de son produit auprès de diverses industries.

Avec une part importante de la propriété intellectuelle (brevets actifs) relative à la CNC, tout porte à croire que CelluForce accentuera sa confortable avance par rapport aux compétiteurs internationaux qui verront peut-être le jour bientôt dans l’Ouest canadien, aux États-Unis, en Europe ou en Chine.

 

Par Maude Lambert-Bonin, rédactrice pour Formabois

Merci à M. Sébastien Corbeil, président et chef de la direction de CelluForce, pour l’entrevue exclusive accordée dans le cadre de cet article. Pour en savoir plus sur CelluForce : https://www.celluforce.com/fr/

Royaume-Uni : le bois utilisé pour donner un cachet historique à un restaurant moderne

Dans la région du Kent, à 30 km au sud-est de Londres, au Royaume-Uni, une équipe d’architectes faisait face à un défi important : remplacer un bâtiment qui datait du 19e siècle et qui avait servi de conservatoire, par une structure moderne servant de restaurant, tout en gardant le cachet historique des immeubles voisins, dont certains dataient du 13e siècle. L’immeuble devait faire partie d’un grand projet communautaire qui devait servir de restaurant pour résidents retraités qui demeuraient à proximité.

C’est dans ce contexte que la firme Morris+Co, responsable du projet, a choisi le bois comme matériau pour relever le défi, en donnant à l’intérieur de ce restaurant moderne, situé dans la campagne anglaise, une apparence de salon de thé victorien du 19e siècle.

Concrètement, des arcs de 4 mètres sur 4 mètres en bois lamellé croisé (communément appelé CLT) ont servi à construire l’intérieur du restaurant. « Les arcs sont supportés par colonnes de bois lamellé collé avec des panneaux de contreplaqué renforçant les voûtes. » Les grandes fenêtres qui laissent entrer la lumière du jour et l’espace ouvert permettent de mettre en valeur la structure de bois.

Le bois de chêne est donc au cœur du projet de 195 mètres carrés, complété en mai dernier, qui rappelle le passé aristocratique et philanthropique de ceux qui ont habité l’endroit, tout en permettant aux résidents qui habitent le complexe communautaire d’avoir un espace commun moderne et adapté à leurs besoins pour socialiser.

100 projets

Le restaurant fait d’ailleurs partie de 100 projets du Royaume-Uni identifiés par l’organisme Think Wood (groupe qui promeut l’utilisation du bois d’œuvre) où le CLT a été mis en valeur, au cours des 15 dernières années. Selon Think Wood, c’est justement grâce à des innovations, qui permettent de surpasser les difficultés inhérentes aux charpentes de bois traditionnelles, que le bois reste compétitif dans le secteur de la construction et qu’il constitue une avenue en pleine expansion.

Vincent Rochette

Correspondant Europe pour Formabois

Photo et autres informations : https://morrisand.company/index.php?p=work/restaurant

Thinkwood : 100 projets en CLT au Royaume-Uni https://www.thinkwood.com/wp-content/uploads/2019/08/Think-Wood-Publication-100-Projects-UK-CLT.pdf