20 choses que vous ne saviez pas sur Formabois

Formabois célèbre cette année son 20e anniversaire ! Pour l’occasion, nous vous proposons de découvrir 20 choses que vous ne saviez probablement pas sur Formabois.

1. L’histoire de la création de Formabois

La création de Formabois remonte en mai 1998. Il y a 20 ans, des travailleurs, des employeurs et d’autres partenaires de l’industrie de la transformation du bois ont décidé de s’unir autour d’une même table pour discuter de l’avenir du secteur et de sa main-d’œuvre au Québec. Loin d’être banale, cette concertation était une première dans l’industrie au Québec.

2. Un changement d’identité réussi

L’image de marque de Formabois a beaucoup évolué au fil des 20 dernières années !

Lors de sa création en mai 1998, l’organisme portait le nom de la Table de concertation des industries du bois de sciage. Il est ensuite devenu le Comité sectoriel de main-d’œuvre des industries du bois de sciage, puis le Comité sectoriel de main-d’œuvre des industries de la transformation du bois (CSMO BOIS).

Le nom et le logo de Formabois tels que nous les connaissons maintenant ont été développés en 2013 pour renforcer le positionnement et la notoriété de l’organisme.

3. Des valeurs solidement ancrées

Bien que l’organisation ait changé de nom et d’image au cours des 20 dernières années, elle est demeurée fidèle à cinq grandes valeurs : la collaboration, le respect, l’intégrité, la qualité et l’innovation.

« La culture organisationnelle de Formabois est teintée par la concertation des partenaires à l’origine de sa création. Nous mettons en pratique ces valeurs autant dans nos paroles que dans nos actions pour obtenir la confiance de nos partenaires », explique Réjean St-Arnaud, directeur général de Formabois.

4. Un modèle de comité sectoriel unique au Canada

Formabois et les 28 autres comités sectoriels de main-d’œuvre (CSMO) proviennent d’un modèle de concertation unique au Québec. On ne retrouve pas d’organismes autonomes d’une telle envergure ailleurs au Canada.

« C’est en unissant nos forces avec tous les partenaires de l’industrie qu’on peut résoudre les problèmes de recrutement et de formation de main-d’œuvre spécialisée. Formabois peut compter sur le partage d’informations entre les partenaires pour répondre aux besoins actuels et futurs de son secteur d’activité », déclare Réjean St-Arnaud de Formabois.

5. Un comité orienté vers le partenariat

Fidèle à ses origines, Formabois a toujours misé sur la concertation avec ses partenaires issus de divers secteurs : partenaires privés, firmes de consultants, centres de recherche, organismes, établissements scolaires et partenaires publics.

« Notre vaste réseau de partenaires actifs est ce qui fait la force de Formabois depuis maintenant 20 ans. Toutes les parties prenantes de l’industrie se réunissent pour favoriser l’amélioration de la qualification des travailleurs, la gestion des ressources humaines et le développement de l’emploi au Québec », poursuit Réjean St-Arnaud.

6. L’industrie de la transformation du bois : un secteur porteur d’avenir

Contrairement à la croyance populaire, l’industrie de la transformation du bois est un secteur moderne et technologique très florissant. Il représente plus de 4 % des exportations et près de 7 % du PIB du Québec lié à la fabrication.

Avec la balance commerciale positive des entreprises du secteur qui s’élève à plus de 3 milliards de dollars, l’industrie de la transformation du bois contribue de façon significative à la prospérité de toutes les régions du Québec.

7. Des perspectives d’emploi prometteuses

L’industrie de la transformation du bois compte actuellement près de 30 000 travailleurs au Québec. Et elle se porte si bien que plus de 815 technologues en transformation des produits forestiers seront à recruter au cours des prochaines années au Québec. De quoi mener une brillante carrière dans une industrie en plein essor !

8. Des travailleurs passionnés

L’industrie de la transformation du bois est l’un des secteurs où les gens sont le plus satisfaits de leur emploi. Selon une étude réalisée par Formabois auprès de 2500 travailleurs, 93 % d’entre eux aiment leur travail. Bon score, n’est-ce pas ?

9. Deux régions phares pour le secteur de la transformation du bois

Saviez-vous que c’est dans les régions de la Chaudière-Appalaches et de la Montérégie qu’on retrouve le plus d’entreprises du secteur de la transformation du bois ?

La carte de l’industrie sur le site Web de Formabois démontre effectivement une grande concentration d’entreprises de première transformation du bois et de valeur ajoutée dans ces deux régions phares, quoique des entreprises sont présentes aux quatre coins du Québec.

10. Formabois à la tête de la plus grande consultation régionale au Québec

De 2005 à 2011, l’industrie de la transformation du bois au Québec a connu une période plus difficile, étant donné le contexte économique qui prévalait.

Ne reculant devant aucun défi, Formabois a mené au cours de cette période le plus grand diagnostic sectoriel au Québec. Réunissant des travailleurs, des entreprises, des établissements d’enseignement et d’autres partenaires actifs, ce travail de concertation a permis de préparer l’avenir du secteur de toutes les régions du Québec. Plus de 400 entreprises et 2500 travailleurs ont collaboré au projet.

11. Des activités de sensibilisation inspirantes

Formabois a inspiré d’autres comités sectoriels grâce au succès de ses activités de sensibilisation. Si bien que ceux-ci ont lancé leurs propres activités et ateliers interactifs pour promouvoir leur secteur d’activité auprès de divers publics cibles.

« L’atelier sur l’utilisation du bois et ses diverses facettes est l’un de nos bons coups. Offert gratuitement dans les écoles secondaires du Québec depuis maintenant 10 ans, il a rejoint plus de 75 000 jeunes de secondaire 3, 4 et 5 et de l’éducation aux adultes », affirme Marielle Rancourt, directrice générale adjointe/Communications.

12. La reconnaissance du professeur émérite Luc Dupont

Il n’y a pas que les autres comités sectoriels qui ont salué l’audace de Formabois pour la création d’activités de sensibilisation réussies. Le professeur émérite, auteur et conférencier Luc Dupont a lui aussi tenu à féliciter Formabois pour son audace.

13. Des formations mobilisatrices pour les entreprises

Au cours des six dernières années, Formabois, en collaboration avec de nombreux partenaires, a pu offrir plus de 64 projets de formation, de niveau professionnel et technique, de 8 à 900 heures à près de 1350 candidats répartis en 154 cohortes, correspondant à 15 545 heures de formation.

Une formation qui a le vent dans les voiles est certainement celle sur le classement initial des bois feuillus. Deux diplômés vous racontent d’ailleurs comment cette formation a propulsé leur carrière. Découvrez l’histoire de Jordan Dery, président de Tropical Forest Products à Toronto, et de Cédric Bernier, représentant des ventes de l’entreprise familiale Les Bois Dany Bernier à Montmagny.

14. Une vision rassembleuse

Pour rallier toutes les parties prenantes de l’industrie de la transformation du bois au Québec, ça prend une vision rassembleuse. Formabois s’est donné comme mission de devenir, d’ici 2022, la référence en développement des compétences de la main-d’œuvre des industries de la transformation du bois.

« Le bois est une source de fierté, de prospérité et de richesse collective. Nous allons poursuivre nos efforts pour communiquer efficacement notre vision rassembleuse et porteuse d’avenir », lance Réjean St-Arnaud de Formabois.

15. Un virage moderne

Depuis 2013, Formabois a entamé un nouveau virage en matière de communication. L’organisation a notamment changé son image de marque (nom et logo) et optimisé ses communications avec ses divers publics cibles.

Une infolettre bimensuelle a aussi été mise sur pied pour relayer l’information pertinente aux travailleurs, employeurs et autres partenaires de l’industrie de la transformation du bois au Québec. Et ce n’est qu’un début… Formabois n’a pas fini d’innover !

16. Une impressionnante présence sur les médias sociaux

Avec près de 1500 abonnés à sa page Facebook, Formabois se classe dans le top 5 des comités sectoriels ayant le plus grand nombre de fans Facebook ! L’organisation travaille aussi activement à intensifier sa présence et sa notoriété sur LinkedIn.

17. Une petite équipe dynamique tissée serrée

L’équipe permanente de Formabois, c’est comme une petite famille. Les 5 employés entrent chaque jour au boulot avec le sourire. Tous ont à cœur le travail bien accompli et la performance du comité.

Marielle travaille chez Formabois depuis 16 ans, Réjean depuis 12 ans et Jérôme depuis 8 ans. Marc s’est joint à l’équipe il y a 3 ans après une carrière de 18 ans au gouvernement. Gaétan a quant à lui quitté une firme de comptables pour faire partie de l’équipe Formabois. Alors, quand vous appelez chez Formabois, vous êtes assuré de parler à des gens qui s’y connaissent !

18. Les imprévus de la route

Avec près de 1000 entreprises aux quatre coins du Québec, on peut dire que l’équipe de Formabois est constamment en mouvement ! Ses employés se déplacent sur le terrain pour y donner des formations, rencontrer des partenaires et participer à divers événements.

L’équipe rigole lorsqu’elle se rappelle de la fois où Réjean a dû faire du pouce parce qu’il n’avait plus d’essence dans sa voiture en revenant de la Scierie Opitciwan et de la fois où Jérôme est resté coincé dans un monte-charge défectueux. Et que dire de la mésaventure de Réjean qui a dormi dans la salle de massage d’un hôtel parce que toutes les chambres étaient occupées pour un important congrès ? C’est sans compter la séance de magasinage de Jérôme chez Zellers, la seule boutique ouverte à Chibougamau, car il avait oublié sa valise à Québec ! Heureusement, on a un bon sens de l’humour chez Formabois !

19. Des réunions orientées vers des résultats

« Chez Formabois, on aime régler nos dossiers rapidement et efficacement. Il n’est pas rare qu’on improvise des rencontres spontanées dans le corridor : c’est pratique, les rencontres debout, et on obtient des résultats à coup sûr ! », s’exclame Marielle Rancourt de Formabois.

20. En route vers la prochaine planification stratégique

La prochaine planification stratégique de Formabois aura lieu à l’automne 2018 et ses pistes d’action s’étendront sur une période de trois ans, soit jusqu’en 2021.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour réaliser les mandats qui nous sont confiés par les administrateurs pour assurer le développement des compétences et la valorisation du secteur », conclut Réjean St-Arnaud de Formabois.

Les festivités entourant le 20e anniversaire de Formabois seront bientôt lancées. Inscrivez-vous à l’infolettre pour ne rien manquer. Le comité dynamique et proactif vous promet une année haute en couleur pour les 20 ans de Formabois !

Modification à la Loi sur les normes du travail : à quoi faut-il s’attendre ?

Depuis son entrée en vigueur à la fin des années 70, la Loi sur les normes du travail a fait l’objet de plusieurs modifications, sans toutefois être révisée en profondeur. Au fil des ans, le législateur y a incorporé des dispositions portant sur les congés de maternité, de paternité et congés parentaux (1990), sur les absences pour obligations familiales (2002) et sur le harcèlement psychologique (2002), entre autres.

Le 20 mars dernier, la ministre du Travail a annoncé une modernisation importante à la Loi sur les normes du travail, qui vise notamment à offrir plus de souplesse aux salariés afin de leur offrir une meilleure qualité de vie et de faciliter la conciliation travail-famille – vie personnelle.

Si le projet de modification à la loi est adopté sans changements, cela impliquerait que :

  • un salarié se voit accorder une 3e semaine de vacances (en continu), rémunérée, après trois (3) années de service continu au sein de la même entreprise, ce droit n’étant présentement acquis qu’après cinq (5) ans de service continu.
  • le salarié bénéficie de deux (2) journées d’absence rémunérées pour accomplir des obligations liées à sa famille (ou s’il s’absente pour des raisons médicales), alors qu’à l’heure actuelle, toutes ces journées d’absence sont prises aux frais du salarié.
  • La portée des absences pour obligations familiales serait également étendue, afin d’inclure plusieurs membres de la famille élargie d’un salarié et ceux dont il est un proche aidant, reflétant ainsi davantage la réalité sociale québécoise.

Une telle modification emportera nécessairement des conséquences pour les employeurs dont les salariés sont régis par les conditions minimales prévues à la loi, notamment en augmentant leurs coûts de main-d’œuvre et en augmentant leurs besoins de remplacement de « dernière minute ».

  • Un salarié bénéficie d’un droit de refuser de travailler s’il n’a pas été avisé au moins cinq (5) jours à l’avance du fait qu’il devrait travailler, et du droit de refuser de faire plus de deux (2) heures supplémentaires à la fin ou au début d’une journée de travail s’il n’en a pas été avisé au préalable.

Cette latitude donnée au salarié lui permettra de mieux concilier famille, vie et travail, notamment en limitant les imprévus professionnels, mais rendra la tâche parfois difficile à l’employeur, qui devra être en mesure de prévoir ses besoins de personnel à l’avance, et avec précision, dans un contexte où, comme mentionné plus haut, le législateur accordera aux salariés le droit à des congés rémunérés additionnels. N’oublions pas en effet que les absences pour obligations familiales sont généralement des absences imprévues et de dernière minute.

L’employeur n’est pas en reste, le projet de loi lui offrant une plus grande flexibilité au niveau des horaires de travail, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de plein emploi. Ainsi, l’étalement des heures de travail sera facilité du fait que, sauf circonstances particulières, l’employeur n’aura plus à obtenir l’autorisation de la CNESST pour implanter un horaire comportant un étalement des heures de travail sur une base autre qu’hebdomadaire. L’employeur pourra également accorder un congé compensatoire au salarié qui n’est pas programmé un jour férié plutôt que de le rémunérer.

Dans un tout autre ordre d’idée, le projet d’amendement à la Loi prévoit l’ajout d’une disposition interdisant aux agences de placement de personnel de verser aux salariés qu’elles placent chez un employeur un salaire moindre que celui que l’employeur verse à ses propres salariés pour le même travail. De telles agences devront également désormais détenir un permis de la CNESST.

Pour plusieurs agences de placement de personnel, cette interdiction entraînera une augmentation parfois importante de leurs coûts de placement, qu’elles n’auront d’autre choix que de refiler à leurs clients, employeurs utilisateurs de tels services.

Cette interdiction de verser un salaire moindre s’appliquera aussi aux travailleurs étrangers temporaires et aux agences qui recrutent des travailleurs temporaires étrangers.

En réponse au mouvement #moiaussi, le projet d’amendement à la loi confirme la jurisprudence qui a, depuis longtemps, reconnu que le harcèlement sexuel fait partie intégrante du harcèlement psychologique. Il entérine par ailleurs le courant mis de l’avant depuis le jour 1 de l’adoption des dispositions relatives au harcèlement psychologique, en 2004, en imposant à l’employeur l’obligation de se doter d’une politique de prévention et de traitement des plaintes de harcèlement et de la rendre disponible à l’ensemble de ses employés.

Finalement, la portée des dispositions interdisant les disparités de traitement dans l’entreprise est étendue afin d’assurer une meilleure équité tant entre salariés qu’entre générations, exclusion faite des disparités existantes au moment de l’entrée en vigueur de la loi.

Présenté comme une modernisation majeure de la loi, le projet d’amendement s’avère loin de pouvoir être qualifié de révolution, mais constitue certes une mise à jour nécessaire de la loi en fonction des réalités du marché de l’emploi actuel et du contexte socio-économique dans lequel évoluent les salariés et les entreprises.